29-05-2009, 02:04 PM
Citation :Nos habitudes alimentaires touchent à la base même de notre organisation vitale autant qu’à notre imaginaire gustatif. Pourtant, l’alimentation « à l’occidentale », majoritairement à base de protéines animales, nous précipite dans le mur : surconsommation de viande, destruction de la forêt, détournement d’une grande partie de l’eau disponible, aggravation du réchauffement climatique. Dans ces conditions, une nécessaire révolution alimentaire, pourtant difficile à accepter d’emblée, devient possible.la suite : http://www.cadtm.org/spip/%5C%5C%5C%22ht...rticle4425
Il existe trois raisons essentielles pour s’engager dans cette direction : sortir de la sous-alimentation chronique le milliard d’êtres humains qui y sont plongés ; faire face aux dérèglements climatiques actuels ; améliorer la santé de ceux qui osent quitter les voies tracées par le marketing agroalimentaire. Avons-nous vraiment le choix ?
De manière indéniable, la situation s’est gravement détériorée en quelques années. En 2050, la planète devrait compter 9 milliards d’individus, soit 60 millions de bouches supplémentaires – l’équivalent de la France - à nourrir chaque année. En outre, avec l’amélioration de leur niveau de vie, les Chinois, les Indiens et toutes les classes moyennes et aisées des pays émergents adoptent de nouvelles habitudes culinaires. En moins d’une génération, la consommation annuelle de viande d’un Chinois est passée de 20 à 50 kilogrammes. Avec l’urbanisation galopante et l’érosion, les terres arables se font plus rares. La tendance ne prête pas à l’optimisme.